Grande Casse, Face N couloir des italiens.
Vanoise
D+/D-:
2350m
Cot: 5.3-5.4 , 400m à 45-50°, 800m de face.
Neige: 20-40 de grain fin (200m du haut) ou poudre tassée (reste de la face)
Météo: Grand beau, vent de sud en continu au sommet, rafales descendant la face avec spin drifts associés.
Participants: Olivier et Hélène
CR sur volopress.
Après moultes hésitations sur la destination en raison de la météo, on tente le coup et nous ne fûmes pas déçus!
Lever de soleil sur la pointe de la réchasse
Après 2h avec un
vent de face continu à 60km/h, on arrive au calme et au soleil au col de la grande casse.
On traverse en
peaux (pas envie de trainer sous les séracs) pour rejoindre le pied du couloir des italiens
Une petite conversion avant la grande traversée expo
Hélène dans ladite
traversée...
On déchausse bien à
l'abri ce ce qui pourrait tomber de plus haut
Et c'est parti pour
600m à pied: je commence à prendre l'habitude! Mais ojdh je me cognerai la trace tout seul, LN passant le gros de son temps à se réchauffer les mains à grand renforts de moulinets de bras tel un
oisillon qui voudrait prendre son envol, vainement
.
Montée le long des
séracs, avec la petite Face Nord au soleil
L'atmosphère est
fraiche avec les rafales qui balayent la face mais quelle ambiance!
La trace est
toutefois agréable à faire dans cette neige assez dense.
Au dessus du sérac
et avant l'entonnoir final, une zone de 50-80m où la glace est à peine à 10-20cm sous la neige et il faut un peu piocher .
Un petit passage de corniche et il reste 50m pour atteindre le sommet que nous n'avions jamais foulé encore.
Après l'entonnoir en grain fin tendre extra, on arrive au dessus de la zone avec glace sous jacente.
Finalement la neige
est assez dense pour ne pas atteindre la glace et le ski est très agréable. On distingue les 3 skieurs qui ont commencé à descendre à vue le temps qu'on fasse l'AR au sommet. C'est pas grave, il y
a de la place pour tout le monde.
Les conditions sont
fabuleuses et on peut descendre à fond la caisse: On ne distingue même plus Hélène, cachée dans son nuage de poudre...
Ski facile dans ces
conditions
Ambiance
glaciaire
On rejoint le groupe
de 3, puis chacun sa ligne, le champ est large.
A la descente on peut
se permettre d'aller voir sous les séracs...
Italiens à gauche,
moyenne face Nord au centre et petite face Nord à droite, tout est bon (comme dans le cochon).
Pour profiter des
pentes inférieures on descendra droit jusqu'au replat puis un court phoquage de 50m nous ramène au col de la grande casse.
Les pieds Nickelés,
merci Pierre pour la réparation express de l'ergot en début de semaine...Je crois qu'on les aura bien testées en pente cette année. C'est tout bon!
Bien contents d'être
là.
Peu de pente mais bon
ski jusqu'à la voiture sans déchausser, mais ca ne va pas durer: c'était le bon moment pour venir sans portage.
Une superbe descente, dans une neige parfaite et pas gagnée d'avance avec la météo incertaine et le gros vent du jour. En bonne place dans le top ten de la saison.
Par Olilene
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Les Agneaux, directe NO
Ecrins
D+/D-:
2100 m
Cot: 5.2 , 1000m de pente entre 45 et 50°
Neige: 40 à 50 de poudre, gros brassage à la montée et descente fabuleuse en grandes
courbes
Météo: Grand beau
Participants: Olivier et Manu Le Folgoc.
CR de Manu sur volopress.
Après une nuit en camion torch' au casset , départ à 4h30.
Lever du soleil dans
le bassin d'arsine toujous aussi beau. Manu sous Neige cordier, avec le couloir Est de Brèche cordier bien rempli.
Coté Isère quelques
nuages résiduels des orages de la veille.
La face encore bien
austère à l'ombre. Le vent de NE sévit sur la calotte
Vue dans le rétro sur
le glacier d'arsine
Déjà une heure
que l'on brasse , et on a pas fait la moitié!
Seuls dans la
face...il y a des jours où ca ne nous dérangerait pas d'avoir des compères pour faire la trace
Belle vue sur brèche
cordier...
La barre apparait,
majestueuse.
Enfin la sortie sur
l'arête
Du sommet, superbe vue
sur le glacier blanc
Après quelques virages
sur la calotte, on plonge dans la directe NO
Bonne neige mais dans l'entonnoir supérieur on ne se lache pas trop car le vent de NE a un peu chargé
certaines portions et on descend prudement dans les zones saines repérées à la montée.
Ski Panoramique
Dans les pentes inférieures, la neige est saine et on peut lacher les chevaux en grandes courbes.
Un peu après 11h00 le
soleil commence à éclairer le piaget
Himalaya, non non,
Ecrins!
Glacier du casset dont
les imposants séracs ont disparu et couloir Davin sur la gauche
Encore une bien belle journée de ski et les agneaux pour nous seuls (Rare à cette période, meme en semaine).
Par Olilene
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Pic du Mourre de la Mine, Couloirs N
D+/D-: 1800m
Cot: 5.2 et 5.3, topo détaillé des ouvreurs
Neige: 40 à 50 de poudre légère sans cohésion
Météo: Grand beau puis cumulus à la mi journée
Participants: Olivier, Hélène et Manu Le Folgoc
CR de Manu sur Volopress
Photo de février 2009, face encore sèche, photo prise le lendemain de notre descente ici.
Repérés il y a quelques années lors du beau circuit des espères, ils étaient tombés dans l'oubli car les précédentes saisons étaient plutot sèches dans le secteur. Les djeuns de skitour ont
dépoussiéré les cartons et nous avons eu alors de nouveau envie de poser nos spatules dans cette belle face. Par contre nous attendions un meilleur remplissage de la face, envisageable au
printemps. Ce samedi les conditions sont idéales puisqu'il vient de neiger de bonnes quantités (40-50cm) et le temps reste frais.
L'aube pointe alors que la lune surveille la crête du pré du bouc
Le pied de la face, ouvert à l'est prend les premiers rayons de soleil
Les nuages bourrent par
l'est mais nous laisseront tranquilles
On commence par le
couloir de gauche
Les corniches ne nous
inspirant pas confiance, nous tentons une sortie plus à gauche sur l'arete
Malheureusement, des
dalles cachées sous la poudre nous attendent et nous nous résignons à retraverser à droite et à remonter sous les corniches. 50m sous celles-ci c'est la neige qui pose problème: 40cm de neige dense
se détachant en plaques sur un fond de 50cm de gobelets...On est pas à 50m près et on prend la tangente.
La neige est extra même
si elle colle à tout (chaussures, gants vêtements). Le soleil ne chauffe pas encore et on se fait plaisir.
Manu s'éclate
On replonge dans
l'ombre
Depuis le début de la descente j'ai des sensations bizarres dans une chaussure: le téton de verrouillage du
levier a pris un jeu inquiétant...C'est donc sur des oeufs que je finis la descente...car je n'ai pas envie de finir sur une seule jambe!
Malgré ce soucis technique, on remonte dans le couloir de droite, au pire je descendrai tout avec une
chaussure chewing gum si l'axe se rompt.
Finalement ca a l'air de tenir et l'ambiance est fabuleuse. Ca tourne tout le long, sauf quelques mètres en bas, où ca passe tout juste avec des 170.
Un couloir taillé
pour Manu avec ses patinettes 
Plus bas c'est
toujours aussi bon et le soleil commence à peine à alourdir la neige.
Par contre les pentes
du bas, qui voient le soleil depuis le matin et sous l'effet loupe des cumulus qui viennent de se former, commencent à purger alors que nous descendons. C'est donc avec la tête en l'air et
l'angoisse de se prendre une volée de neige lourde sur le casque que nous atteignons la rive droite du ressaut inférieur, glacé sur 2-3 m et qui canalise tout ce qui vient du haut. Là nous sommes
protégés mais des purges de + en + grosses dévalent la face pour finir irrémédiablement dans le goulet du bas...
Gros moment de solitude car dans ces conditions il n'est pas envisageable de prendre le temps de déchausser pour désescalader tranquilement le ressaut.
2 choix s'offrent à nous: attendre que le soleil passe et que tout soit descendu, ou alors tenter la roulette russe et essayer de franchir le ressaut à skis entre 2 salves.
Finalement nous opterons pour un compromis des 2: après avoir attendu 45min que le gros du merdier dévale la face et que la fréquence entre 2 purges augmente sensiblement, nous tentons
un par un, la peur au ventre, sous le regard vigilant des 2 autres, une traversée qui permet de rejoindre la rive gauche du ressaut, jusque là protégée des purges.
Par chance nous
arrivons à franchir ces quelques mètres acrobatiques (mi-mixte, mi-glace) skis aux pieds et donc assez vite, et la délivrance est là...(on devine LN qui arrive au niveau du coupe gorge).
On rejoint alors tranquilement le parking (déchaussage de 5 minutes en restant rive droite) dans une neige désormais bien collante.
Au final de bonnes conditions pour 2 beaux itinéaires mais les cumulus ont eu un effet catalyseur sur le réchauffement des pentes inférieures et à 15 minutes près nous n'aurions pas vu une
purge....L'aventure se termine bien mais il faut se méfier de ces pentes inférieures après une grosse chute et surveiller son horaire de descente!
Par Olilene
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Olan, Couloir N Occidental
Ecrins, Valjouffrey
D+/D-: 1800m
Cot: 5.4, 550m à 50°, les 300 derniers m sont très raides (>50°)
Neige: Grain fin avec faible enfoncement des skis. Bien compact en haut et de + en + tendre en
descendant
Météo: Grand beau et bon regel, puis cumulus à la mi journée
Participants: Olivier, Hélène et Manu Le Folgoc
Le couloir depuis le haut du couloir Maximin le 22 mars 2009, une belle entaille dans la face N de
l'Olan.
Après une journée de grimpe samedi, un coup de fil de Nico nous informe qu'il a skié le couloir N de l'Olan
et que les conditions sont Nickel (on ne pensait pas qu'il se remplisse aussi vite vu sont état à la mi mars...). En plus il a "oublié" sa corde dans le ressaut donc l'apéro promis si on la
récupère nous incite largement à y retourner
.
Ca fait plusieurs années que je voulais y emmener Hélène et aussi un peu pour voir si c'est aussi raide que dans mes souvenirs (c'est encore à ce jour la pente la plus raide que j'ai
skiée).
Nous montons dormir au parking et à 5h00 Manu nous rejoint pour affronter les 3h00 de plat qui constitue l'approche. La majorité est faite de nuit et passe plutôt bien.
Le jour se lève et l'imposante muraille se dresse face à nous.
Le couloir est complètement dérobé et ne s'aperçoit qu'au dernier moment.
Au pied du ressaut qui constitue le passage clé de l'itinéraire (rappel de 30m à la descente, relais équipé
)
Un court pas de mixte et l'affaire est passée (d'autant plus facilement que la corde de Nico est toujours
là)
Au tour de Hélène
La neige est compacte et la trace facile à faire, la pente est également au RDV.
Quelques étroitures encore présentes mais qui se négocient très bien à la descente
C'est la fin, il ne reste plus qu'à se tailler une plateforme pour chausser.
C'est parti pour la descente, un par un comme d'habitude.
La neige est bonne mais l'erreur est interdite
La pente s'élargit et on
peut se lacher
Sous le feu des
projecteurs...
Au tour de Hélène, quand
mon appareil photo a bien voulu se réchauffer...
Petit rappel
(2x30m) pour passer le ressaut
Le cone d'accès encore
béton fut le crux à la descente ...
Il ne reste plus qu'à se
laisser glisser sur une bonne petite moquette
Un dernier coup d'oeil en
arrière
Au final de bonnes conditions dans le couloir (on ne voyait qu'à peine les vielles traces de Nico).
Merci donc à lui d'être allé voir de plus près car on aurait jamais cru qu'il serait déjà assez rempli.
Par Olilene
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Presles / Shesep
Ankh
Hauteur: 250m
Difficulté: TD+, 6b+ max, homogène dans le 6a/b
Equipement: Goujons de Ø12, 14 dégaines
Ouvreur: B. Fara en 2006-2007
Participants: Hélène Olivier + Manu Le folgoc et Loïsyann Prost en deuxième cordée.
Météo: Couvert le matin puis belles éclaircies avec soleil voilé
puis de nouveau couvert. Températures idéales pour grimper à l'ombre des nuages.
Avec les conditions météo incertaines du jour plutôt que de looser à skis on se rabat sans regrets sur une grande voie sportive de Presles équipée récemment.
L'an dernier nous n'avions pas pu la faire car 5 cordées étant déjà engagées devant nous, nous avions préféré en faire une autre à coté (Thurifère solitaire) dans une parfaite solitude. Nous
partons donc assez tôt (RDV 6h45) de Grenoble afin d'être dans les premiers cette fois ci et surtout au vu de la météo qui doit se dégrader dans l'AM.
Départ du charmeil puis descente par les rappels de Torquemada.
1ère longueur (6a) , au soleil : il faut un petit temps d'adaptation pour se refamiliariser avec la grimpe en milieu naturel: pas de prises violettes ou noir et rose pour indiquer les
mouvements.
Ici l'escalade est du type fissure ouverte avec des placements pas forcément naturels, quelques passages en dulfer également.
Vue sur la ligne de rappels (4 x50m) de Torquemada au niveau de l'entonnoir avec les buis au milieu de la photo
Au tour de la seconde cordée, emmenée par Manu suite au tirage au sort rituel.
Après une L2 courte en traversée puis une dizaine de mètres en 4b, début de L3 (6a+), encore une belle fissure ouverte et un peu déroutante nous attend plus haut (éviter de s'y jeter dedans
sous peine de ne pas arriver à en sortir, hein Manu
)
Au pied de ladite fissure
Hélène dans une longueur mais laquelle? 
Départ de L7 (6b+) aussi somptueuse que la précédente (6b+ aussi) : belle dalle verticale avec bacs verticaux. Relais suspendu au milieu de la dalle avec belle ambiance.
A la sortie de
L7. S'ensuivent une longueur facile en 5c/6a qui déroule bien puis une traversée sur une vire à chamois (un vrai sentier avec crottes etc! à 200m au dessus du vide et 50m sous le plateau)
Le
dernier bastion se franchit par 2 longueurs (6a+ et 6b). Hélène dans le 6a+ assez varié avec quelques pas pechus.
La même vu du
haut
A l'avant
dernier relais, avant un court pas de 6b en dalle avec un mouvement ample pour récupérer les bacs.
On remarquera l'échelle de la sortie de la voie voisine "la rampe des commères" au dessus de la main droite du protagoniste.
Une jolie voie parfaite pour la reprise: dans le secteur le plus haut de Presles, bien équipée, les pas de 6b sont très bien protégés (6a obligatoire), homogène dans la difficulté, avec 3
belles longueurs (L3, L5 et L6) mais rien n'est à jeter dans les autres.
Par Olilene
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