Mercredi 4 février 2009
3
04
/02
/Fév
/2009
23:31
Face SE de la Roualle
Aravis
Cot: 5.3 / E4
D+/D-: 2100m
Neige: croute à peine décaillée ou transfo dans la face, vieille poudre légère ou transfo dans les pentes d'accès
Participants: Olilene, Nico Wirsching, Stéph Brosse, Cyril Gaydou
Petite vidéo de la sortie par là.
Après la sortie de la veille où j'avais pu constater que la neige commencait à bien transformer au soleil: nous décidons de viser la transfo dans un secteur où nous aimons bien aller au moins une fois par an, j'ai nommé le versant sud des Aravis. Ce secteur nous a toujours réservé du bon ski, autant dans les faces raides, que dans les pentes d'accès (voir ici ou là, ou encore là).
L'inconvénient de cette destination est qu'il faut se lever tôt étant donné que le soleil se lève directement sur ce "versant du soleil"=)> lever 3h45 pour un RDV à la Giettaz avec le local de l'étape, Steph, qui sera accompagné de Cyril, lui même de retour du Danemark où il passe quelques semaines pour le boulot.
Après avoir tourné en rond pour trouver le bon parking (il ne fait pas faire confiance aux hauts savoyards quand ils se déplacent en Savoie
), nous partons vers 6h20, pour un départ initialement prévu à 6h00. C'est pas bien grave, on a des mobylettes pour tracer
devant...on va vite récupérer le retard.
Après une montée rapide et efficace derrière le hameau des mouilles (plus confortable que le ruisseau de l'arrondine), nous arrivons au pied de la face par une traversée vers le N , alors que la visibilité s'améliore.
Nous chaussons les crampons à l'ombre, et très vite le soleil nous rattrape alors que nous entamons la première traversée qui permet de prendre pied sur l'éperon raide qui lui permet d'accéder aux larges pentes suspendues de la Roualle, moyennant une courte mais raide désescalade. Nous profitons de la belle lumière matinale pour faire des photos ou des films, toujours dans la bonne humeur , de mise avec cette équipée.
Arrive donc le crux, la fameuse désescalade pour basculer de l'autre coté de l'éperon: Stéph s'engage et pinaille un peu car c'est très raide et consituté de neige sans cohésion dans laquelle il est difficile de trouver des ancrages potables.
Connaissant l'aisance du lascar dans ce type de terrain, c'est que ca doit être un peu foireux:
Nico nous le confirme, avec une démonstration de méticulosité...
Cyril , Hélène et moi-même passerons par une "variante", moins raide mais avec un peu de glace. Nous ne courrons pas non plus car il est toujours plus difficile de descendre en désescalade plutôt que de monter, surtout dans ce type de terrain.
Les dernières pentes sont vites avalées, mais nous avons perdu du temps pour traverser
l'éperon.
Heureusement ca ne chauffe pas trop fort aujourd'hui et nous pouvons prendre une petite pause au sommet. Malgré la vue panoramique sur le mont blanc l'ambiance au sommet est un peu glauque dans la mesure où on bascule d'un versant ensoleillé, chaud et sauvage, vers un versant ombragé, froid et qui plus est flanqué d'une station de ski dont les infrastructures (Gazex, télésiège) sont à quelques mètres de la crête.
C'est parti pour la descente, peu après 10h00:
Hélène inaugure ses XP mountain=> Conclusion, comme tous les heureux possesseurs de ces bijoux : c'est de la balle!
La neige est un peu délicate dans les pentes suspendues: soit croutée mais globalement bien portante, soit portante mais dure avec du bon grip.
Plus on descend et meilleur c'est, on a meme des passages de bonne moquette, mais il faut rester sur la défensive car par moment la croute transfo cède sous les skis. Il manque un jour de cuisson à thermostat 7, mais demain il fait mauvais...
Après un petit déchaussage pour parcourir à la montée cette fois ci le passage mixte raide, l'éperon nous réserve du très bon ski: un petit tout droit entre les rochers dans le bas pour pimenter et c'est fini.
II nous reste alors du très bon ski en rive droite du goulet des pentes d'accès sous la face.
On ne va pas s'arrêter en si bon chemin, nous remontons donc direction les pentes sud de la grande Balmaz.
Au pied du couloir Notre Dame , avec Cyril et Hélène nous laisserons nos deux "énervés " poursuivre jusqu'au sommet: avec hélène nous l'avons déjà fait, le compteur annonce déjà 2100m de déniv, et la chaleur nous casse les pattes. De plus la partie raide du bas n'est pas assez enneigée, et il faut compter sur du "grass skiing".
Nous formons la bande des pieds noirs:
Au passage, les faces sud du coin sont bien sèches. La roualle fait partie des seules pentes en conditions (et encore il en manque un peu).
Petite pause casse croute bien agréable pour profiter du panorama puis c'est dans de belles pentes transfo alternant avec de la poudre froide que nous rejoignons le plan, après une belle journée de bon ski.
Comme à chaque fois, ce versant Sud Est des Aravis nous ne a pas déçu.
Aravis
Cot: 5.3 / E4
D+/D-: 2100m
Neige: croute à peine décaillée ou transfo dans la face, vieille poudre légère ou transfo dans les pentes d'accès
Participants: Olilene, Nico Wirsching, Stéph Brosse, Cyril Gaydou
Petite vidéo de la sortie par là.
Après la sortie de la veille où j'avais pu constater que la neige commencait à bien transformer au soleil: nous décidons de viser la transfo dans un secteur où nous aimons bien aller au moins une fois par an, j'ai nommé le versant sud des Aravis. Ce secteur nous a toujours réservé du bon ski, autant dans les faces raides, que dans les pentes d'accès (voir ici ou là, ou encore là).
L'inconvénient de cette destination est qu'il faut se lever tôt étant donné que le soleil se lève directement sur ce "versant du soleil"=)> lever 3h45 pour un RDV à la Giettaz avec le local de l'étape, Steph, qui sera accompagné de Cyril, lui même de retour du Danemark où il passe quelques semaines pour le boulot.
Après avoir tourné en rond pour trouver le bon parking (il ne fait pas faire confiance aux hauts savoyards quand ils se déplacent en Savoie
Après une montée rapide et efficace derrière le hameau des mouilles (plus confortable que le ruisseau de l'arrondine), nous arrivons au pied de la face par une traversée vers le N , alors que la visibilité s'améliore.
Nous chaussons les crampons à l'ombre, et très vite le soleil nous rattrape alors que nous entamons la première traversée qui permet de prendre pied sur l'éperon raide qui lui permet d'accéder aux larges pentes suspendues de la Roualle, moyennant une courte mais raide désescalade. Nous profitons de la belle lumière matinale pour faire des photos ou des films, toujours dans la bonne humeur , de mise avec cette équipée.
Arrive donc le crux, la fameuse désescalade pour basculer de l'autre coté de l'éperon: Stéph s'engage et pinaille un peu car c'est très raide et consituté de neige sans cohésion dans laquelle il est difficile de trouver des ancrages potables.
Connaissant l'aisance du lascar dans ce type de terrain, c'est que ca doit être un peu foireux:
Nico nous le confirme, avec une démonstration de méticulosité...
Cyril , Hélène et moi-même passerons par une "variante", moins raide mais avec un peu de glace. Nous ne courrons pas non plus car il est toujours plus difficile de descendre en désescalade plutôt que de monter, surtout dans ce type de terrain.
Les dernières pentes sont vites avalées, mais nous avons perdu du temps pour traverser
l'éperon.Heureusement ca ne chauffe pas trop fort aujourd'hui et nous pouvons prendre une petite pause au sommet. Malgré la vue panoramique sur le mont blanc l'ambiance au sommet est un peu glauque dans la mesure où on bascule d'un versant ensoleillé, chaud et sauvage, vers un versant ombragé, froid et qui plus est flanqué d'une station de ski dont les infrastructures (Gazex, télésiège) sont à quelques mètres de la crête.
C'est parti pour la descente, peu après 10h00:
Hélène inaugure ses XP mountain=> Conclusion, comme tous les heureux possesseurs de ces bijoux : c'est de la balle!
La neige est un peu délicate dans les pentes suspendues: soit croutée mais globalement bien portante, soit portante mais dure avec du bon grip.
Plus on descend et meilleur c'est, on a meme des passages de bonne moquette, mais il faut rester sur la défensive car par moment la croute transfo cède sous les skis. Il manque un jour de cuisson à thermostat 7, mais demain il fait mauvais...
Après un petit déchaussage pour parcourir à la montée cette fois ci le passage mixte raide, l'éperon nous réserve du très bon ski: un petit tout droit entre les rochers dans le bas pour pimenter et c'est fini.
II nous reste alors du très bon ski en rive droite du goulet des pentes d'accès sous la face.
On ne va pas s'arrêter en si bon chemin, nous remontons donc direction les pentes sud de la grande Balmaz.
Au pied du couloir Notre Dame , avec Cyril et Hélène nous laisserons nos deux "énervés " poursuivre jusqu'au sommet: avec hélène nous l'avons déjà fait, le compteur annonce déjà 2100m de déniv, et la chaleur nous casse les pattes. De plus la partie raide du bas n'est pas assez enneigée, et il faut compter sur du "grass skiing".
Nous formons la bande des pieds noirs:
Au passage, les faces sud du coin sont bien sèches. La roualle fait partie des seules pentes en conditions (et encore il en manque un peu).
Petite pause casse croute bien agréable pour profiter du panorama puis c'est dans de belles pentes transfo alternant avec de la poudre froide que nous rejoignons le plan, après une belle journée de bon ski.
Comme à chaque fois, ce versant Sud Est des Aravis nous ne a pas déçu.

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